CHIEN FUGUEUR-crpd

Mon chien est fugueur

Dès que vous entrouvrez la porte d’entrée, il pointe son museau et cherche à vous pousser pour se sauver. Idem pour la balade, il s’enfuit à la moindre occasion et ne revient que longtemps après.

C’est non seulement une mauvaise habitude horripilante, mais cela peut, en plus, vous occasionner de nombreux ennuis. En effet, vous êtes responsable des dégâts provoqués par votre chien.

Je vous propose donc une méthode, mode d’emploi en quatre points.

1. Comprendre son comportement

Vous l’aurez remarqué, quand un chien se sauve, il n’entend plus rien et semble littéralement hors de contrôle. Il file tout droit vers… on ne sait quoi (et lui non plus d’ailleurs), ne fait plus du tout attention aux dangers et ne s’arrête que lorsqu’il est complètement perdu.

J’appelle cela la satisfaction de liberté, une sorte de grande euphorie qu’il faut absolument canaliser.

Parfois, ces fugues peuvent aussi s’expliquer par des raisons concrètes (chiennes en chaleur dans le voisinage, chiens bagarreurs), mais, dans tous les cas, il faut remédier à ce comportement qui le rend incontrôlable.

En fait, votre chien doit comprendre que vous ne pouvez pas contrôler tous ses mouvements, donc que vous attendez de lui qu’il se maîtrise.

D’ailleurs, l’erreur d’éducation la plus fréquente à ce sujet est soit de laisser son chiot libre lors des petites balades, soit de tendre la laisse.

Habituez-le à la laisse, ni tendue ni trop lâche, il aura moins tendance à devenir fugueur par la suite.

2. Choisir le bon matériel

Choisissez une laisse longue et plate d’environ 6 mètres et une autre d’environ 1 mètre. Vous pouvez également vous munir d’une laisse à enrouleur de 6 mètres que vous bloquerez à la longueur appropriée.

Enfin, et comme pour presque tous les exercices, prenez un sachet de friandises de récompense.

3. Préparer l’apprentissage

Il faut d’abord lui apprendre le franchissement de la porte. La règle d’or, c’est qu’il ne doit jamais passer en premier. La première raison, c’est qu’en vous laissant passer, il devra canaliser son énergie, donc refréner son irrésistible envie de piquer un sprint.

La seconde raison, c’est qu’en langage de chien, celui qui passe en premier occupe la position dominante.

En effet, il va d’abord s’exposer aux « dangers » de l’extérieur pour vous protéger. Or, dans cet exercice, vous cherchez à le calmer et non pas à exciter sa vigilance.

Prenez donc la laisse de 1 mètre et ordonnez-lui (voir les commandements préparatoires et exécutoires) de se coucher à côté de vous. Quand vous ouvrez la porte, votre chien ne doit pas bouger.

Exemple :

« Médor ! Pas bouger ! ».

S’il bouge, refermez la porte et recommencez. S’il obéit, franchissez la porte avec lui (en veillant à ce que vous soyez en tête) et faites-le se coucher à nouveau.

N’oubliez pas de récompenser votre chien à chaque étape réussie et de ne jamais arrêter un exercice sur un échec.

4. L’apprentissage

Il s’agit maintenant d’apprendre à votre chien le rappel au pied. Prenez la laisse longue, laissez-le s’éloigner de vous et appelez-le au pied.

Exemple :

« Médor ! Au pied ! »

Armez-vous de patience, car l’exercice peut être assez long avant de produire des résultats. N’hésitez pas à corser les choses en posant dans la zone des objets vers lesquels il sera attiré.

Dernier conseil, si vous désirez vous promener avec votre chien sans laisse, faites appel à un professionnel qui saura vous conseiller et juger votre niveau de préparation.

N’oubliez jamais que vous êtes entièrement responsable de votre compagnon. N’oubliez pas non plus qu’il y a des chiens fugueurs par maque de promenade.

vole de nourriture 1 e

Mon chien vole de la nourriture

Votre chien est un prédateur. Il va donc naturellement se jeter sur toute la nourriture qui se présente à lui. Néanmoins, c’est, avec la propreté, l’une des règles de base de l’éducation canine :

il est impératif d’apprendre à votre chien à ne pas voler de la nourriture.

Je vous propose donc une méthode simple en quatre points.

1. Comprendre son comportement

Avant toute chose, assurez-vous que votre chien dispose de suffisamment de nourriture et que son régime alimentaire est adapté à son âge, à son activité et à sa race. Si vous avez un doute, consultez votre vétérinaire.

S’il ne s’agit pas d’un problème physiologique, sachez qu’un chien ne vole pas parce qu’il a faim. En fait, il vous envoie un message fort.

Dans le langage des chiens, celui qui contrôle la nourriture, c’est celui qui domine. En vous volant de la nourriture, il conteste votre autorité.

C’est pour cette raison qu’il peut ingurgiter n’importe quoi, même des aliments qu’il ne mangerait pas spontanément.

Un chien bien éduqué doit donc pouvoir rester à côté d’un morceau de viande sans y toucher, alors que vous n’êtes pas là.

2. Choisir le bon matériel

La première chose à faire est de vous équiper d’une gamelle adaptée et d’un support qui permet à votre animal de manger sans avoir à baisser la tête.

Cela évite des problèmes de digestion et parfois même de retournement d’estomac chez les plus gros chiens.

Placez la gamelle toujours au même endroit et ne donnez jamais à manger à votre chien ailleurs (voir Mon chien urine partout).

Par ailleurs, si la gamelle ne se trouve pas dans la même pièce que son panier, équipez-vous d’un coussin plat que vous placerez à l’autre extrémité de cette pièce.

3. Préparer l’apprentissage

Le but de cette étape est de faire comprendre à votre chien que vous maîtrisez sa nourriture. À l’heure des repas, ordonnez à votre chien de s’asseoir sur son coussin plat et de ne pas bouger (voir les commandements préparatoires et exécutoires)

Exemple :

« Médor !», « Assis ! », « Pas bouger !».

Inutile de récompenser votre chien s’il obéit correctement, il croirait que c’est la fin de l’exercice.

Merci à Bertrand Houard

Dès qu’il est immobile, verser tranquillement sa nourriture dans sa gamelle. Votre chien ne doit pas bouger. S’il sort du périmètre de son coussin, arrêtez de remplir sa gamelle et rappelez-le à l’ordre.

Quand son repas est prêt, appelez votre chien en montrant la gamelle du doigt.

Exemple :

« Médor ! » « Viens manger ! » N’oubliez pas de le féliciter d’une caresse rapide avant qu’il commence à manger.

Il s’agit d’un exercice simple mais fondamental pour l’éducation de votre chien. Vous devrez le répéter jusqu’à ce qu’il l’exécute correctement, car c’est la bonne manière de nourrir son compagnon.

Si votre chien manifeste un mauvais comportement à l’approche de sa gamelle (grognement, poils hérissés, excitation excessive), ordonnez-lui de retourner sur le coussin et recommencez l’exercice.

Vous pouvez également donner à votre chien le commandement de se coucher avant de le nourrir (acte de soumission).

Enfin, pour bien préparer l’apprentissage et lorsque votre chien aura compris l’exercice, sortez 30 secondes de la pièce alors que sa gamelle est servie. Votre chien ne devra pas bouger de son coussin.

4. L’apprentissage

Maintenant que votre chien a accepté que vous maîtrisiez sa nourriture, vous pouvez commencer à lui apprendre à ne pas voler.

La première règle est qu’il ne faut pas tenter le diable. Évitez donc de laisser traîner de la nourriture en votre absence.

Pour l’exercice, prenez des friandises pour chien et de la nourriture (restes de viande). Allez dans une pièce où votre chien n’a pas sa gamelle et posez la nourriture au sol. Le chien doit ignorer l’assiette.

S’il s’approche de trop près ou tente de la renifler, empêchez-le.

Exemple :

« Médor ! », « Non ! Pas toucher !»

Au bout d’un moment, votre chien va finir par se calmer et soit se coucher loin de l’assiette, soit s’en détourner. À ce moment-là, vous pouvez le récompenser en lui donnant une friandise.

Je ne vais sûrement pas tomber dans le piège de mon éducateur canin

Recommencez l’exercice régulièrement jusqu’à ce que votre chien ne vole plus et n’oubliez pas de toujours respecter deux règles d’or :

ne le récompensez jamais avec le contenu de l’assiette et ne lui donnez jamais de la nourriture en dehors de sa gamelle

mus-00

Apprendre à mon chien à accepter la muselière

Votre chien doit apprendre à porter une muselière, même s’il n’a jamais manifesté de signes d’agressivité. Je vous propose donc une méthode simple en quatre points.

1. Comprendre son comportement

Avant toute chose, assurez-vous que votre chien aime lécher les produits appétissants que vous pensez utiliser lors de cet apprentissage.

2. Choisir le bon matériel

Il faut d’abord vous équiper d’une muselière adaptée à sa morphologie. Disposez-la de telle sorte que ses lanières n’empêchent pas la gueule de votre chien d’entrer à l’intérieur.

Vous aurez préalablement déposé sur le bout de la muselière, là où la truffe va se positionner, la récompense alimentaire. Vous pouvez également, si vous le souhaitez, badigeonner le produit dans la paume de votre main.

3. Préparer l’apprentissage

Le but de cette étape est de faire comprendre à votre chien qu’il peut faire le mouvement pour entrer sa gueule jusqu’au fond de la muselière tout seul. Il pourra ainsi lécher le produit que vous y aurez déposé. Votre chien comprendra alors que porter une muselière est le gage d’une belle récompense.

Vous pouvez faire cet exercice à divers moments de la journée. Ordonnez à votre chien de s’asseoir et de ne pas bouger (voir les commandements préparatoires et exécutoires).

Exemple :

« Médor ! », « Assis ! », « Pas bouger !».

Inutile de récompenser votre chien s’il obéit correctement, car il va croire que l’exercice a pris fin.

Dès qu’il est immobile, prenez dans votre main la muselière, puis déposez la nourriture. Votre chien ne doit pas bouger.

Quand vous êtes prêt, appelez votre chien en la mettant devant sa gueule.

Exemple :

« Médor !» « Muselière ! »

Avancez-la doucement vers sa gueule et n’oubliez pas de le féliciter d’une caresse rapide une fois qu’il a léché la muselière ou la paume de votre main.

Il s’agit d’un exercice simple mais fondamental pour son éducation. Vous devrez répéter cet exercice jusqu’à ce qu’il l’exécute correctement avant de passer aux étapes suivantes.

Si votre chien manifeste un mauvais comportement à l’approche de la muselière (grognement, poils hérissés, excitation excessive), ordonnez-lui de rester à sa place et recommencez l’exercice. Si la réaction est toujours négative, contactez un professionnel.

4. L’apprentissage

Maintenant qu’il a accepté de mettre sa gueule dans la muselière, vous pouvez commencer à aller vous promener avec votre chien muselé. De temps à autre, retirez-la en la laissant pendre autour de son cou, puis remettez-la et vice versa.

La première règle est d’éviter de le forcer à l’accepter en rentrant en conflit avec lui.

Pour l’exercice, prenez des friandises ou de la nourriture (restes de viande…). Promenez votre chien muselé dans un endroit où vous ne rencontrerez pas d’artifices extérieurs qui pourraient venir troubler votre apprentissage (autres chiens, bus, voiture, scooter, etc.).

Au bout d’un moment, votre chien finira par accepter. À ce moment-là, vous pourrez le récompenser en lui donnant une friandise ou une caresse. Changez alors le rythme de vos promenades (marche et footing, par exemple).

Recommencez l’exercice régulièrement jusqu’à ce que votre chien accepte le port de la muselière et ne le récompensez jamais avant qu’il rentre sa gueule tout seul.

Mon chien aboie à la maison-0

Mon chien aboie à la maison, que faire?

Il s’agit de l’un des désagréments les plus courants. Un voisin passe sur le palier à votre domicile, quelqu’un sonne à la porte… bref, votre chien aboie au moindre bruit, et vous avez beau lui ordonner d’arrêter, il recommence à la moindre occasion. Pourtant, la loi vous oblige à maîtriser les aboiements intempestifs.

Je vous propose donc une méthode simple en quatre points pour retrouver de bonnes relations avec vos voisins.

1. Comprendre son comportement

Il existe de nombreuses causes à l’aboiement des chiens : aboiements de garde et de défense du territoire, de protection, de jeu, de peur, de stress, d’excitation ou d’agressivité. La liste est très longue et vous avez évidemment remarqué que le ton, le volume et la manière d’aboyer varie en fonction du contexte.

La raison est très simple :

il s’agit d’une manière naturelle de communiquer.

Et c’est bien là que réside toute la difficulté. La plupart du temps, l’éducation canine consiste soit à apprendre une action nouvelle à votre chien (marcher en laisse par exemple), soit à corriger un comportement anormal (uriner dans sa zone de repos ou de nourriture). Or, ici, il s’agit de lui interdire un comportement normal.

Les conséquences sont donc logiques :

plus vous tenterez d’obliger votre chien à ne pas aboyer, plus vous le frustrerez, plus il aboiera.

L’astuce consiste donc à maîtriser l’aboiement de votre chien. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faut commencer par l’encourager dès qu’il donne de la voix.

2. Choisir le bon matériel

On ne le répétera jamais assez, l’éducation par la récompense est plus efficace que par la punition. Pour cette pratique, munissez-vous d’une balle et de friandises appropriées. N’hésitez pas à alterner caresses, biscuits et jeu.

Personnellement, je m’équipe d’une ceinture à sacoche afin de toujours avoir les mains libres. La ceinture jogging Moov est parfaitement adaptée aux exercices un peu longs.

3. Préparer l’apprentissage

Le but de cette première étape est de récompenser votre chien lorsqu’il aboie et qu’il comprenne que vous êtes content quand il fait son « travail ».

Identifiez les causes les plus fréquentes de ses aboiements (sonnette, bruits de pas dans un appartement voisin, passage devant une fenêtre, etc.) et demandez à une tierce personne de les reproduire. Récompensez votre compagnon dès qu’il se met à aboyer en utilisant les commandements préparatoires et exécutoires (voire Mon chien tire sur sa laisse).

Exemple :

« Médor ! », une pause (pendant que votre chien aboie), « C’est bien, mon chien, Aboie ! ».

Havane, toi sauvé d’un refuge par Sébastien !

Ainsi votre chien va apprendre deux choses : la signification de l’ordre « Aboie ! » et « C’est mon maître qui dirige mon aboiement ».

Pour les perfectionnistes, vous pouvez pousser l’exercice jusqu’à faire aboyer votre chien sur commande. Faîtes-le s’asseoir et donnez-lui l’ordre d’aboyer sans qu’il y ait de stimuli (bruits extérieurs).

Évidemment, il faudra répéter l’exercice de nombreuses fois avant d’observer un résultat.

4. L’apprentissage

C’est l’étape recherchée : limiter les aboiements de votre chien. Pour cela, faites-vous encore aider par un proche et demandez-lui de reproduire l’action qui fait aboyer votre chien à coup sûr. Reproduisez l’exercice de la préparation de l’apprentissage et, dès que votre chien cesse d’aboyer, félicitez-le à nouveau en introduisant un nouveau mot de commandement (« Silence ! », par exemple).

Exemple :

« Médor ! », une pause (pendant que votre chien aboie), « c’est bien mon chien, Aboie ! », une pause, « silence !»

Dès que votre chien se tait, récompensez-le.

N’hésitez pas à reproduire ces exercices aussi souvent que possible.

Il n’y a pas de secret :

plus vous passerez du temps avec votre compagnon, plus lui aussi vous récompensera… en vous obéissant !

 

DESTRUCTEUR-00

Mon Chien Est Destructeur

C’est l’un des troubles du comportement du chien le plus gênant pour les maîtres. Il suffit que vous tourniez le dos, que vous alliez faire des courses ou que vous soyez au travail pendant la journée, dès que vous vous absentez, votre chien s’en prend aux coussins du canapé, à vos chaussures préférées ou à l’angle de la table du salon.

Alors, pour qu’il respecte (enfin) votre intérieur, je vous propose une méthode en quatre points.

1. Comprendre son comportement

La première chose à savoir est que la destruction de son lieu de vie n’est pas un comportement normal chez le chien. Il traduit un malaise qu’il tente d’atténuer en « s’appropriant » des objets. C’est un peu comme s’il réaménageait sa maison pour se sentir mieux.

Nous, nous aurions tendance à bouger les meubles, lui, à les détruire.

Les causes de ce léger déséquilibre peuvent être multiples : manque d’activités sportives, vengeance ou peur de se retrouver seul à la maison, ennui, etc.

Il se peut aussi que votre chiot nouvellement arrivé se fasse tout simplement les dents.
Dans tous les cas, c’est un comportement qu’il ne faut pas laisser s’installer et le punir ne vous mènera à rien. Cela risque même de le perturber, d’aggraver son malaise, donc d’aboutir à l’effet inverse.

2. Choisir le bon matériel

Je ne le répéterai jamais assez : votre chien a besoin d’avoir au moins un jouet bien à lui. Quand vous êtes là, il vous servira d’objet de motivation pour le récompenser s’il obéit bien aux exercices pratiqués, son attention sera donc portée vers son objet et non plus vers les coussins du canapé ou vos chaussures.

Campagne publicitaire Éric TRAMSON

Veillez bien à choisir un jouet adapté à son gabarit, solide et sûr. Je vous déconseille donc de lui en fabriquer un.

3. Préparer l’apprentissage

La première chose à faire est de ranger ! Pendant la période d’apprentissage, ne laissez pas traîner vos affaires à hauteur de museau, surtout les effets personnels qui sont, pour lui, très tentants car ils portent votre odeur.

Munissez-vous de son jouet et mettez-lui un collier plat et une laisse d’environ 1 mètre.

4. L’apprentissage

Comme pour les autres exercices, choisissez un commandement préparatoire et un commandement exécutoire.

Exemple :

« Médor ! », « Pas toucher ! »

Commencez par lui faire faire un tour du propriétaire en préférant les meubles qu’il mordille lorsque vous n’êtes pas là.

À chaque fois, approchez-vous du meuble, faites une pause et prononcez plusieurs fois les deux commandements. Récompensez-le d’une caresse et encouragez-le avec le commandement exécutoire.

Exemple :

« Pas toucher ! C’est bien Médor ! Pas toucher ! »

S’il s’approche de lui-même du meuble, ou s’il le renifle, continuez à l’encourager et à le récompenser. En revanche, s’il se met à le mordiller, faites-lui comprendre que ce n’est pas ce que vous attendez de lui.

Exemple :

« Non, Médor ! »

Puis récompensez-le dès qu’il s’arrête de mordiller.

Cela ne sert à rien de le gronder ou de tirer sur sa laisse pour l’empêcher de mordiller. Votre chien doit obéir à la voix. Cela va prendre du temps mais vous passerez de bons moments avec votre compagnon.

Dans tous les cas, il faudra lui interdire définitivement l’accès aux chambres.

 

mon-chien-urine-partout-00

Mon chien urine partout, que faire?

Mon chien urine partout

Qu’il s’agisse d’un chiot nouvellement accueilli à la maison ou d’un adulte, une bonne éducation passe d’abord par l’apprentissage de la propreté. Alors, pour éviter de retrouver les besoins de son animal au milieu du salon, je vous propose une technique en quatre points.

1. Comprendre son comportement

Il s’agit d’abord d’identifier la cause de l’incontinence de votre chien : elle est soit médicale, soit comportementale. Dans le premier cas, votre compagnon perdra de l’urine en petites quantités, mais régulièrement, lors de ses déplacements ou pendant ses siestes.

Pas d’hésitation à avoir, contactez la seule personne qui puisse vous aider :

Votre vétérinaire.

Dans le second cas, les chiens urinent à des endroits bien précis. Il peut y avoir plusieurs raisons à ce comportement naturel mais très déplaisant :

Une émotion (joie, stress, etc.), un marquage de territoire (l’urine est un marqueur olfactif qui éloigne les autres chiens) ou tout simplement une absence d’éducation.

Quel que soit l’âge de votre chien, être propre s’apprend !

2. Choisir le bon matériel

C’est par le jeu et la récompense que les chiens apprennent le mieux. Ayez donc toujours avec vous une balle de jeu adaptée, comme la Bone Ball, par exemple, que vous lancerez à votre chien après un exercice réussi.

De même, il est important d’adopter les bons accessoires pour son alimentation. Un chien ne doit pas avoir sa gamelle pleine toute la journée. C’est à vous de réguler sa nourriture.

Il faut donc lui donner un ou deux repas par jour, à heures fixes, et lui ôter la nourriture s’il ne la finit pas. Sachez-le : un chien est propre quand son alimentation obéit à des règles simples et strictes.

Pour vous aider, n’hésitez pas à vous équiper d’un distributeur de croquettes.

En revanche, veillez bien à ce qu’il dispose d’eau à volonté. Ce n’est pas en lui retirant cette gamelle qu’il deviendra propre.

3. Préparer l’apprentissage

Un chien a besoin qu’on lui délimite des « zones ». Il y a la zone où il dort (son panier, une couverture, etc.), la zone où il mange et boit et la zone où il fait ses besoins. Ces zones doivent être fixées une fois pour toutes éloignées les unes des autres.

Si le panier du chien et ses gamelles se trouvent dans la même pièce, ils doivent être placés aux deux extrémités. C’est souvent quand les zones se « mélangent » que le chien n’est plus propre.

Enfin, comme pour lui apprendre à marcher en laisse, il faut que vous choisissiez un commandement préparatoire et un commandement exécutoire (voir Mon chien tire sur sa laisse).

Exemple :

« Médor ! », une pause, « Pipi ! »

4. L’apprentissage

Première chose à faire : lui apprendre où se trouvent les différentes zones. Prenez votre chien ou votre chiot en laisse et faîtes lui faire une visite guidée, tout en évitant soigneusement les chambres à coucher. Quand vous passez devant son espace de couchage, obliger-le (doucement mais fermement) à s’y installer tout en prononçant les deux ordres.

Exemple :

« Médor ! », une pause, « Couché ! »

Idem pour les gamelles.

N’oubliez surtout pas de le féliciter quand il obéit à vos ordres.

Jango, une histoire très compliquée, mais quel bonheur maintenant !

Commencez l’exercice 1h30 après la fin de son repas (pour un chiot aussi). Accompagnez-le à l’extérieur, montrez-lui précisément l’endroit où il doit faire ses besoins, prononcez les deux commandements jusqu’à ce qu’il s’exécute.

Cela ne devrait pas être long.

Félicitez-le immédiatement après, en lui lançant la balle.

Enfin, menez votre chien dans son espace de couchage, faites-le se coucher et félicitez-le par une caresse. De cette manière, votre compagnon va complètement dissocier la zone de repos et la zone de besoins et comprendre qu’il ne doit pas les faire à l’intérieur.

Comme pour tout apprentissage, il faudra recommencer l’exercice plusieurs fois et vous armer de patience !

Contre les idées reçues

Quand vous découvrez avec horreur une flaque au milieu du salon, il est contre-productif de se mettre en colère et de lui mettre le museau dans ses excréments. Il se doute bien que cela vient de lui.

Cela ne fera qu’augmenter son stress, donc aggraver la situation la prochaine fois qu’il se retrouvera seul.

Faites-lui faire immédiatement l’exercice et rentrez nettoyer sa bêtise !

dog-leash-pulling

Mon chien tire en laisse ! Que faire ?

Parfois, le plaisir de la promenade peut se transformer en parcours du combattant. Un peu d’herbe à renifler, un chat qui passe, un chien qui aboie, on se retrouve vite avec la laisse autour des jambes à se demander qui promène qui.

Mon chien tire en laisse ! Que faire ?

Je vous propose donc:

« Promenade, mode d’emploi » en 4 points.

1. Comprendre son comportement

Le principal plaisir de votre chien dans la vie réside dans l’interaction qu’il entretient avec vous. Et c’est la même chose lors d’une promenade. Bien sûr, il aime se dégourdir les pattes, respirer l’air frais et éventuellement aller saluer ses congénères, mais la promenade, c’est avant tout un moment privilégié entre vous et lui.

Toute son attention doit donc se porter vers vous. Quand le chien tire sur sa laisse, cela veut dire qu’il n’a pas d’instructions précises, bref, que vous ne remplissez pas votre rôle de leader énergique.

Il faut donc que vous preniez fermement, mais avec bienveillance, les choses en main. Votre chien ne demande qu’à apprendre.

2. Choisir le bon matériel

Pour commencer, prenez un collier plat en cuir ou en nylon adapté à la taille de votre chien. Pour l’apprentissage, ne prenez pas de harnais car ils incitent votre chien à tirer encore plus. Munissez-vous d’une laisse d’environ 1 mètre. Veillez à laisser un espace de deux doigts entre son collier et sa nuque.

N’oubliez pas quelques petites friandises pour récompenser votre chien. C’est une méthode agréable et très efficace pour accélérer l’apprentissage. Prenez, de préférence, de petites bouchées qui se mangent vite, comme les « classic woofies ».

3. Préparer l’apprentissage

Choisissez un endroit calme et sécurisé, un jardin par exemple. L’idée est de vous retrouver seul avec votre chien sans que son attention puisse être détournée par des voitures, d’autres chiens ou des inconnus.

Il faut ensuite que vous choisissiez un commandement préparatoire et un commandement exécutoire. Le commandement préparatoire, c’est le nom de votre chien. Quand vous le prononcez, vous attirer son attention.

Le commandement exécutoire, c’est l’action à accomplir.

Vous lui donnez un ordre :

« Médor !» « Marche ! »

ou

« Médor !» « Au Pied !».

Peu importe les mots choisis : il faut toujours employer les mêmes mots pour les mêmes commandements et bien découper les deux commandements.

Exemple :

« Médor ! », une pause, « Marche !»

 

4. L’apprentissage

Le but de cet apprentissage est d’apprendre à votre chien à marcher «collé » à votre jambe. Un chien ne doit ni marcher devant ni traîner derrière.

Pour commencer, il faut placer votre chien. Si vous êtes droitier et donc que vous tenez la laisse avec votre main droite, placez votre chien à votre gauche, et l’inverse si vous êtes gaucher.

La laisse ne doit jamais être tendue.

Pour les propriétaires de chiens de taille moyenne ou grande, votre main libre peut vous servir à plaquer doucement votre chien contre votre jambe s’il a tendance à s’éloigner ou à le féliciter pendant l’exercice.

chien-aboyant-eric-tramson

4 Astuces Simples Pour Vivre En Harmonie Avec Votre Chien

« Pour vivre en harmonie avec son chien et éviter les petits tracas du quotidien, je vous propose quelques solutions que j’utilise moi-même. »

Mon chien aboie à la maison

Il s’agit de l’un des désagréments les plus courants. Un voisin passe sur le palier à votre domicile, quelqu’un sonne à la porte… bref, votre chien aboie au moindre bruit, et vous avez beau lui ordonner d’arrêter, il recommence à la moindre occasion.

Pourtant, la loi vous oblige à maîtriser les aboiements intempestifs.

Je vous propose donc une méthode simple en quatre points pour retrouver de bonnes relations avec vos voisins.

1. Comprendre son comportement

Il existe de nombreuses causes à l’aboiement des chiens : aboiements de garde et de défense du territoire, de protection, de jeu, de peur, de stress, d’excitation ou d’agressivité.

La liste est très longue et vous avez évidemment remarqué que le ton, le volume et la manière d’aboyer varie en fonction du contexte.

La raison est très simple : il s’agit d’une manière naturelle de communiquer.

Et c’est bien là que réside toute la difficulté. La plupart du temps, l’éducation canine consiste soit à apprendre une action nouvelle à votre chien (marcher en laisse par exemple), soit à corriger un comportement anormal (uriner dans sa zone de repos ou de nourriture).

Or, ici, il s’agit de lui interdire un comportement normal.

Les conséquences sont donc logiques : plus vous tenterez d’obliger votre chien à ne pas aboyer, plus vous le frustrer, plus il aboiera.

L’astuce consiste donc à maîtriser l’aboiement de votre chien. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faut commencer par l’encourager dès qu’il donne de la voix.

2. Choisir le bon matériel

On ne le répétera jamais assez, l’éducation par la récompense est plus efficace que par la punition. Pour cette pratique, munissez-vous d’une balle et de friandises appropriées. N’hésitez pas à alterner caresses, biscuits et jeu.

Personnellement, je m’équipe d’une ceinture à sacoche afin de toujours avoir les mains libres. La ceinture jogging Moov est parfaitement adaptée aux exercices un peu longs.

3. Préparer l’apprentissage

Le but de cette première étape est de récompenser votre chien lorsqu’il aboie et qu’il comprenne que vous êtes content quand il fait son « travail ».

Identifiez les causes les plus fréquentes de ses aboiements (sonnette, bruits de pas dans un appartement voisin, passage devant une fenêtre, etc.) et demandez à une tierce personne de les reproduire.

Récompensez votre compagnon dès qu’il se met à aboyer en utilisant les commandements préparatoires et exécutoires (voire Mon chien tire sur sa laisse).

Exemple : « Médor ! », une pause (pendant que votre chien aboie), « C’est bien, mon chien, Aboie ! ».

Ainsi votre chien va apprendre deux choses : la signification de l’ordre « Aboie ! » et « C’est mon maître qui dirige mon aboiement ».

Pour les perfectionnistes, vous pouvez pousser l’exercice jusqu’à faire aboyer votre chien sur commande.

Faîtes-le s’asseoir et donnez-lui l’ordre d’aboyer sans qu’il y ait de stimuli (bruits extérieurs).

Évidemment, il faudra répéter l’exercice de nombreuses fois avant d’observer un résultat.

4. L’apprentissage

C’est l’étape recherchée : limiter les aboiements de votre chien. Pour cela, faites-vous encore aider par un proche et demandez-lui de reproduire l’action qui fait aboyer votre chien à coup sûr.

Reproduisez l’exercice de la préparation de l’apprentissage et, dès que votre chien cesse d’aboyer, félicitez-le à nouveau en introduisant un nouveau mot de commandement (« Silence ! », par exemple).

Exemple : « Médor ! », une pause (pendant que votre chien aboie), « c’est bien mon chien, Aboie ! », une pause, « silence !»

Dès que votre chien se tait, récompensez-le.

N’hésitez pas à reproduire ces exercices aussi souvent que possible.

Il n’y a pas de secret : plus vous passerez du temps avec votre compagnon, plus lui aussi vous récompensera… en vous obéissant !